Cette vente immobilière a viré au cauchemar ! Evitez également cette erreur fatale

23 septembre 2023 à 07:00   •  Accueil » L'actualité du diagnostic immobilier
Cette vente immobilière a viré au cauchemar ! Evitez également cette erreur fatale

Dans l'univers de l'immobilier, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est un document crucial lors de la vente d'un bien. Classé de A à G, le document indique la consommation d'énergie du logement et son impact en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Cependant, un mauvais DPE peut avoir des conséquences désastreuses, comme l'a découvert Sylvie Priou, une propriétaire malheureuse dans le Morbihan.

Le revers de la médaille : des travaux à 26 000 euros

Sylvie avait rapidement trouvé un acquéreur pour sa maison de 54 m2 au sol, dont 44 m2 habitables, proposée à 75.000 euros. Malheureusement, un DPE défectueux a mis en péril sa vente. Le diagnostiqueur a attribué à sa maison une note G, la pire possible. Une évaluation qui a totalement effrayé l'acheteur potentiel, entraînant l'annulation de la vente.

Le choc ne s'arrête pas là puisque l'expert a estimé à 26.000 euros le coût des travaux nécessaires pour améliorer les performances énergétiques de la bâtisse. Au programme : remplacement de la chaudière électrique, moins d’un an d'âge, par une pompe à chaleur et rénovation totale de l’isolation intérieure. Un constat d'autant plus surprenant que la maison est mitoyenne des deux côtés et qu'elle est enterrée à l’arrière jusqu’au premier niveau.

Comment une erreur de diagnostic a conduit à une rénovation coûteuse

Devant l'ampleur des travaux préconisés, Sylvie a décidé de consulter un autre professionnel. Et le verdict de ce dernier a été sans appel : le DPE était erroné et seuls les combles nécessitaient une isolation. Le coût des travaux s'élevait donc à 6.000 euros, bien loin des 26.000 euros initialement annoncés. Une révélation qui a laissé Sylvie dans l'incompréhension totale, remettant en question la compétence et l'honnêteté du premier diagnostiqueur.

Et ce n'est pas tout : en examinant son DPE de plus près, Sylvie s'est rendue compte de plusieurs anomalies. Notamment, le document mentionnait sept pièces au rez-de-chaussée de la maison et affirmait qu'il n'y avait aucune bouche d’aération, ce qui est totalement faux.

L'impact d'un marché immobilier changeant

Néanmoins, face au diagnostiqueur malhonnête, Sylvie a dû payer 969 euros pour une contre-expertise. De plus, après une longue bataille, elle a appris que sa maison, ayant une surface habitable inférieure à 50 m2, n'était pas soumise à l'obligation de présenter un DPE. Une révélation qui a accru son sentiment de s'être fait arnaquer.

Les conséquences d'un mauvais timing dans la vente immobilière

Le coût financier de cette mésaventure ne s'arrête pas là. Entre temps, la conjoncture économique a évolué, devenant moins favorable aux transactions immobilières. Les taux d'emprunt ont flambé et les banques sont devenues plus réticentes à prêter. Ce qui a considérablement ralenti les ventes. Aujourd'hui, la maison de Sylvie est toujours sur le marché, malgré une fenêtre de tir favorable en avril manquée à cause d'un diagnostiqueur immobilier incompétent et de mauvaise foi.

Le cas de Sylvie nous rappelle l'importance de faire appel à un diagnostiqueur immobilier compétent et de vérifier attentivement le DPE de notre logement. Une vigilance qui pourrait bien éviter bien des déconvenues.