Ne faites pas l'erreur de mourir en France ! Vos héritiers vous en voudront à cause des droits de succession élevés

09 novembre 2023 à 12:45   •  Accueil » L'actualité du diagnostic immobilier
Ne faites pas l'erreur de mourir en France ! Vos héritiers vous en voudront à cause des droits de succession élevés

Lorsqu'on parle de fiscalité, la France a souvent une place de choix et le domaine des successions n'échappe pas à la règle. Une étude de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) révèle que la France se hisse sur la troisième marche du podium des nations les plus taxées en termes de succession, juste après la Belgique et la Corée du Sud. Un pourcentage impressionnant comparé à certains pays où la taxe sur l'héritage n'excède pas 0,25% des recettes fiscales.

La diversité des régimes fiscaux

La taxation des successions est un enjeu majeur pour les pays de l'OCDE et nombreux sont ceux qui ont adopté des stratégies différentes. Dans certains États, les bénéficiaires sont taxés, tandis que d'autres, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, prélèvent directement sur le patrimoine du défunt. À l'autre bout du spectre, des pays tels que l'Australie, le Canada, Israël, la Norvège et la Suède ont carrément supprimé les droits de succession.

Abattements et taux applicables

Le taux d'imposition et les abattements n'échappent pas à cette grande variété. Les taux peuvent être progressifs ou forfaitaires selon les pays. Les enfants de défunts bénéficient généralement d'abattements qui varient considérablement, allant de 17 000 euros en Belgique à 11,6 millions de dollars aux États-Unis.

La France, un cas à part

En France, les droits de succession et de donation représentent plus de 1 % des recettes fiscales, un chiffre qui dépasse la moyenne de l'OCDE. Cela positionne la France en 3ème position des pays les plus taxateurs en matière de succession.

Décisions politiques et économiques

Les régimes de succession reflètent les choix politiques et économiques des différents pays. Certains privilégient la taxation des bénéficiaires, d'autres celle du patrimoine du défunt. Certains pays ont même choisi de supprimer totalement les droits de succession.

La fiscalité successorale est un véritable casse-tête pour les héritiers. Mais comprendre ces différences permet d'avoir une meilleure vision des enjeux économiques, fiscaux et sociaux qui pèsent sur notre patrimoine.